Albert Speer
Speer rejoint le parti nazi en 1931 et entame une carrière politique et gouvernementale qui va durer quatorze ans. Ses qualités d'architecte le rendent influent dans le parti et il devient un proche d’Hitler. Ce dernier lui demande de concevoir et de réaliser plusieurs structures dont la nouvelle chancellerie du Reich et le champ Zeppelin (''Zeppelinfeld'') de Nuremberg, où se tenaient les rassemblements du parti. Speer prépare également des plans pour construire un nouveau Berlin avec d'immenses bâtiments, de larges avenues et un nouveau réseau de transport.
En 1942, il succède à Fritz Todt, mort accidentellement, au poste de ministre de l'Armement et des Munitions. En 1943, ses attributions évoluent légèrement et il devient ministre de la Défense et de la Production de guerre. Speer parvient à accroître la production malgré les intenses bombardements alliés.
Après la mort d’Hitler, il est brièvement membre du gouvernement de Flensbourg jusqu'au , date de son arrestation. Il fait partie des dignitaires nazis jugés à Nuremberg en 1946 mais il échappe à la peine de mort. Il n’est condamné qu’à vingt ans de prison pour son rôle dans l'administration nazie et l'emploi de main-d’œuvre concentrationnaire. Son niveau d'implication dans la persécution des Juifs et l'étendue de sa connaissance de la Shoah ne sont cependant pas à sous-estimer. Il purge la totalité de sa peine, essentiellement à la prison de Spandau à Berlin-Ouest.
Après sa libération en 1966, Speer publie deux autobiographies traduites en quatorze langues qui connaissent un très grand succès, ''Au cœur du Troisième Reich'' et ''Journal de Spandau'', dans lesquelles il détaille sa relation étroite avec Hitler et le fonctionnement du régime nazi. Il meurt d'une crise cardiaque en 1981 alors qu'il est en déplacement à Londres. Informations fournies par Wikipedia
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